Finale de la coupe du Monde, Paris 2013 !

"Je m'en vais avec mon arc sur les fontaines du Trocadéro en face de la Tour Eiffel dans ma capitale"... Je mesure le chemin parcouru, être présent sur cette finale sans utiliser la "wild card" du pays hôte est énorme, tout comme elle sera la deuxième consécutive après Tokyo ! Figurer parmi les finalistes de la coupe est un prestige, une fierté, une récompense d’une saison entière synonyme de travail. Etre finaliste l’année où cette finale se déroule dans un écrin magnifique chargé d’histoire, est un honneur. La FFTA, le comité d’organisation, la World Archery, auront déplacé des montagnes pour arriver à décrocher l’autorisation de produire un tel évènement dans un tel lieu. Paris est souvent citée comme la plus belle ville du Monde, c’est une occasion en or pour la promotion de notre sport ! Imaginez une Marseillaise retentir dans ce contexte...

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Pour y être sans remettre ma sélection entre les mains d’autrui, je devais être en finale lors de la manche ultime en Pologne. Vous avez été nombreux à me souhaiter aussi bon que mon dernier voyage dans ce pays où je ramenais le titre européen en salle, et vos encouragement ont porté cette réussite pour atteindre à nouveau la plus haute marche du podium. Le nombre maximal d'archers par catégorie est de deux. En temps que pays hôte de l'événement, la France bénéficie d'une "wild card" par catégorie pour inscrire l'archer nommé par le comité de sélection de la FFTA, et dans ce cas, il occupera la huitième place du classement de la coupe du Monde. Il rencontrera directement le numéro un en quart de finale. Dans la catégorie arc à poulies homme, Dominique Genet et moi nous classons respectivement 7ème et 5ème de la hiérarchie coupe du Monde 2013 après quatre manches. Cela signifie que la place de huitième est attribuée normalement au prochain archer dans le classement de l’année en cours. 

Chez les hommes arc à poulies, les américains Braden Guellenthien et Reo Wilde sont dans les 7, Dave Cousins est classé 8 mais il ne peut pas prétendre à sa sélection comme troisième archer du même pays. La place a donc été attribuée au coréen Min Lihong, 9ème. Le programme est chargé, très chargé, et bien souvent mes proches n’auront de nouvelles que par mon compte Facebook ou par mon site. Dès que je pose mes valises, ce n’est que le temps que le linge soit lavé, et il faut repartir au boulot (permanence 48h), à l’entraînement ou en sélection, stage. Lorsque les contrôleurs SNCF vous reconnaissent et que les aéroports deviennent familier, vous êtes dans le nomadisme intensif !!! hihihi ! La fin de «l’arcathon» est programmé pour le retour du championnat du Monde, mi-octobre.

Juste avant la finale de la coupe du Monde, le 21 septembre pour la journée arc à poulies, nous aurons un stage de préparation aux championnats du Monde. Le rythme est si dense que nous devons penser à régler quelques points et nous reposer la semaine avant le championnat. La finale en France signifie aussi des contraintes, et je les acceptes volontiers puisqu’il s’agit de l’inauguration du nouveau pas de tir de l’INSEP en présence des autorités sportives et ministérielles, et bien entendu de l’aspect médiatique général. Cela fait partie du décor, et n’entame en rien ma préparation pour faire du beau tir à l’arc une fois dans la gueule du tigre. C’est aussi ce que j’aime dans le haut niveau, l’expression par l’arc, et par soi.

Je vais avoir le plaisir de rencontrer nombreux d’entre vous durant ce week-end. J’aurai des moments d’immersion dans ma bulle, et d’autres moments où je serai dans les stands des sponsors, disponible. Je serai particulièrement disponible le samedi après les tirs vers 17 heures, et le dimanche toute la journée en dehors des matchs français où j’irai encourager mes coéquipiers. N’hésitez pas à venir me trouver !

Je suis 5ème du classement, ce qui veut dire que je rencontrerai le 4ème en quart de finale, l’italien Sergio Pagni ! On aura l’occasion de se fritter amicalement une fois de plus ! Je n’ai pas plus de pression, nous avons un parcours différent et mon premier adversaire restera toujours moi-même. En Colombie pour les jeux mondiaux, j’ai tiré en face d’un tribune de 2500 personnes, tout comme à Nîmes en salle. Je connais cet univers et je m’y sens bien. Victoire ou une défaite, ce n’est pas ce qui m’importe, j’ai gagné cette place en finale dans mon pays et je n’aurais pas à être déçu dans le cas où je ne réussisse pas. Tirer une finale est l’histoire de plusieurs années d’entraînements, manquer un match est une histoire de quelques minutes qui ne doit pas remettre en cause ce qui a été fait. Je veux réussir, et pour ce faire, je pense à tous les cas de figures, tout comme les images de victoire qui nourrissent le rêve.  L’ambition est un chemin audacieux où je cherche quelles pourraient être les pannes éventuelles de mon moteur, jusqu’à atteindre mon but. La réflexion et la stratégie sont une arme, concrétiser ce but prend une allure de conquête. En avant, calme, et droit.

A bientôt, et au plaisir de vous rencontrer, de vous lire, de vous parler.

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